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		<title>La traite des personnes existe bel et bien au Sénégal.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cheikh gueye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 17:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sud Quotidien consacre son ouverture à la région de Kédougou, dans le Sud-est du Sénégal, frontalière de la Guinée et du Mali. ‘’La traite des personnes existe bel et bien au Sénégal...</p>
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<p>Sud Quotidien consacre son ouverture à la région de Kédougou, dans le Sud-est du Sénégal, frontalière de la Guinée et du Mali. ‘’La traite des personnes existe bel et bien au Sénégal. Elle se manifeste sous différentes formes, notamment la prostitution, l&rsquo;exploitation d&rsquo;enfants à des fins mercantiles, etc.’’, <br><br><strong>écrit le journal dakarois.</strong>&nbsp;<br><br>‘’Hormis d&rsquo;être réputée pour l&rsquo;exploitation de l&rsquo;or, Kédougou est une région où les pires formes de travail des enfants et des travailleuses du sexe dans les zones d&rsquo;orpaillage traditionnel sont une réalité’’, constate Sud Quotidien, dans un large dossier.&nbsp;<br><br>Pour ce journal, l&rsquo;absence de l&rsquo;Etat et la porosité des frontières avec la Guinée et le Mali ainsi que la ruée vers l&rsquo;or constituent ‘’un terreau fertile pour des réseaux bien organisés qui peuvent vivre des durs labeurs des filles et petits garçons convoyés sur les sites d&rsquo;orpaillage’</p>



<p><strong>Orpaillage traditionnel: le Sénégal perd 4 milliards en un an&nbsp;</strong></p>



<p>Dans le cadre d’une caravane de sensibilisation sur les sites d’orpaillage traditionnel à Kédougou, sous l’égide de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), en partenariat avec l’ONUDC, le BIT, l’UNICEF, l’Inspecteur régional du Travail et de la Sécurité sociale d’annoncer que les orpailleurs traditionnels ont empoché 4 milliards F Cfa entre 2011 et 2012, sans que cela n’ait aucune retombée dans les caisses de l’Etat.</p>



<p>Kharakhéna, le nom n’évoque probablement rien aux non initiés mais c’est le nouvel «Eldorado situé dans le département de Saraya, dans la région de Kédougou. Ce site d’orpaillage qui exerce une attraction sur des ressortissants de 9 nationalités en Afrique de l’Ouest, semble être un Etat entièrement à part dans le Sénégal. A l’exception d’une école à deux classes (multigrade), rien, cici, ne symbolise ou presque le Sénégal.</p>



<p>Pourtant, ce petit village fondé il y a une trentaine d’années, mais jadis anonyme il y a encore quelques mois, est le point de convergence en plus d’orpailleurs installés dans des sites traditionnels connus comme Sambarambougou, mais de milliers de personnes originaires des pays limitrophes qui y débarquent tous les jours avec comme seul objectif: trouver l’or enfoui dans son sous-sol ou bénéficier de ses retombées.</p>



<p>Mais à l’image des sites traditionnels d’orpaillage, cette exploitation est sans intérêt pour le Sénégal. Rien qu’entre 2011 et 2012, au moins 4 milliards sont passés sous le nez et la barbe de l’Etat. «Selon des estimations, 4 milliard F Cfa ont été distribués à des chercheurs traditionnels d’or au niveau des sites traditionnels d’orpaillage de 2011 à 2012. C’est important, mais cela n’a aucun impact chez les Sénégalais. Sur 10 orpailleurs, les 8 sont des étrangers», a déploré l’Inspecteur régional du Travail et de la Sécurité sociale de Kédougou.</p>



<p>Ousseynou Diop, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a souligné que ces orpailleurs parviennent à écouler leur produit en Guinée, au Burkina Faso au Mali ou en Côte d’Ivoire sans difficulté, la porosité des frontières aidant. Aussi c’est dans ces pays que les pris sont intéressants, car aujourd’hui les cours de l’or sont stables et les mineurs traditionnels parviennent à s’en sortir. Ce qui constitue un manque à gagner pour le Sénégal. «C’est une perte sèche», a renchéri l’inspecteur.<br>La preuve par des centaines de grosses motos stationnées au niveau des sites et servant à transporter du sable aurifère. Ces motos sont achetées au Mali à 400 mille F Cfa l’unité et dédouanées à hauteur de 100 mille F Cfa avant d’être introduites au Sénégal.</p>



<p>A l’en croire, même si on ne peut pas présager de là où l’or peut apparaitre, souvent, ces orpailleurs suivent de près les équipes de prospections sur le terrain. Ils sont bien informés, «quand ils ont écho de la découverte de quelque chose par ces dernier, ils se précipitent pour s’installer les premiers et le message passe vite. Ce qui fait qu’en quelques jours l’affluence est impressionnante et les premiers finissent par leur abandonner le site».</p>



<p>D’où la nécessité d’assainir le secteur de l’orpaillage traditionnel. Pour cela, il y a un énorme travail à faire: «Il faut identifier les sites, le nombre de personnes qui y travaillent même de façon traditionnelle et créer des comptoirs de vente».<br>Seulement il faut tenir compte du fait que les sites se créent de manière spontanée. Et comme tous les secteurs de l’économie non formelle, « l’Etat n’a pas une prise réelle sur le secteur. Mais une chose est sûre, l’Etat va intervenir, quand et comment, je ne saurais le dire pour l’instant», explique l’inspecteur régional.</p>



<p>Comme son nom l’indique, Kharakhéna signifie «nous sommes venus chercher de l’or» en Malinké. Ici toute la terre appartient aux Keita qui donnent l’autorisation de creuser des puits aux orpailleurs, a expliqué le chef de village Fadian Keita, aujourd’hui très âgé. «Nous sommes venus chercher de l’or et nous trouvons, mais tout le monde ne peut pas trouver. C’est difficile de dire quelle est la plus grosse quantité d’or jamais trouvée ici, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a de l’or», a-t-il confié.</p>



<p>Pour le chef de village, en ce qui concerne les conditions et le rapport avec les orpailleurs, «il n’y a pas d’impôt à payer. On n’impose rien aux orpailleurs, mais pour chaque puits creusé, il y a une quantité de sable à remettre au chef de village». A lui de détecter le métal précieux dans ce quota, s’il en trouve, tant mieux, sinon, c’est la malchance.</p>



<p>En revanche, une sorte de milice est mis en place par cette autorité «suprême» pour assurer la sécurité des travailleurs sur les sites. Arborant tous des gilets par lesquels ils s’identifient, ses agents de sécurité sous la houlette du chef de village, sont au nombre de 46. A partir de 16h, c’est la descente. Donc à 17H plus personne ne reste sur les sites. C’est une consigne de sécurité à respecter pour éviter tout vol, que certains abandonnent leurs puits pour poursuivre les recherches au niveau ceux déjà creusés par d’autres qui sont rentrés.</p>



<p>Ces activités ne sont pas sans conséquences et entraînent d’autres dégâts collatéraux. Du point de vue environnemental, cela provoque de la déforestation car des arbres sont coupés sans permis (le permis de coupe est payant). S’y ajoutent les produits toxiques, tels le cyanure et le mercure, qui peuvent atteindre les cours d’eau pendant l’hivernage, en ce sens que non seulement des puits creusés ne sont pas complètement refermés, mais les bas-fonds, une fois remplis d’eau, communiquent avec les cours d’eau et peuvent atteindre la nappe phréatique.</p>



<p>Sur le plan sanitaire, avec le développement de la prostitution, le taux de prévalence VIH et autres maladies sexuellement transmissibles sont très élevés. Il y a aussi des cas de diarrhée et de bilharziose. Pis ce sont des milliers d’enfants qui sont employé au niveau de ces sites. Ces jeunes, malléables, peuvent se mouvoir dans les puits au diamètre qui ne fait même pas un mètre, mais très profonds. Ici l’unité de mesure est la taille de l’homme («kéé lo» en langue bambara). Un puits atteindre une profondeur de 8 à 12 «kéé lo», soit environ entre 20 et 30 m avant d’être abandonné.</p>



<p></p>
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		<title>Koumpentoum : Une localité pourvoyeuse de domestiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cheikh gueye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 17:06:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elles sont des centaines  et des centaines de jeunes filles à quitter chaque année, durant les vacances, les villages de Diagle Sine, Mereto et les « Terres Neuves » situées à 25 Km de  la commune de Koumpentoum à la recherche de travail, comme domestiques dans les régions de Tambacounda, Kaolack et Dakar....</p>
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<p>Elles sont des centaines&nbsp; et des centaines de jeunes filles à quitter chaque année, durant les vacances, les villages de Diagle Sine, Mereto et les « Terres Neuves » situées à 25 Km de&nbsp; la commune de Koumpentoum à la recherche de travail, comme domestiques dans les régions de Tambacounda, Kaolack et Dakar.</p>



<p><br><strong>« La Solution est de doter ces filles de kits scolaires ou de bourses »</strong><br>Ibrahima Diouf, adjoint de l’Inspection d&rsquo;Académie (a) du département de Koumpentoum, confie aue « le maintien des filles aux cycles primaire et secondaire pose un énorme problème.  On est dans une zone de paupérisation, les parents n’ont pas de moyens. 60% des filles abandonnent l’école au niveau secondaire, c&rsquo;est-à-dire de la 6e secondaire jusqu’à la 3ème. Souvent, elles abandonnent faute de moyens. Elles préfèrent aller chercher du travail dans les villes pour aider leurs parents. Les capacités de l’IF sont assez moindres. Nous faisons appel à des partenaires pour sensibiliser davantage sur la question. La solution est de doter ces filles de kits scolaires ou de bourses ; il y  a eu des Ong, qui les faisaient avant ».<br><br><strong>Elèves et domestiques, malgré elles</strong></p>



<p><br>Des élèves, trouvées au Collège d&rsquo;Enseignement moyen (Cem) de Mereto, confirment faire le travail de domestiques durant les vacances dans les grandes villes. Codou Ndiaye, 16 ans, élève en classe de 4ème, Fatou Thiam, 17 ans, élève en classe de 3ème et Emilie Ciss, 18 ans, élève en classe de 3ème, sont&nbsp; allées plusieurs fois à Dakar ou à Tamba pour travailler comme domestiques. Elles parcourent chaque jour 4 à 7 kilomètres pour faire cours audit Cem. L’éloignement entre le Cem et les villages d’où viennent ces élèves ne motive pas souvent les filles à poursuivre les études. Beaucoup de leurs camarades ont préféré quitter l’école pour être femmes de ménages. La caravane organisée par la Cellule de Lutte contre la Traite des Personnes, en particulier des femmes et des enfants, a rencontré les chefs de villages et autorités locales des « Terres neuves », composées de 19 villages. Les villageois reconnaissent qu&rsquo;ils envoient leurs enfants travailler comme domestiques, en raison de la pauvreté qui les frappe.. « Nous sommes pauvres. Nous n’avons pas les moyens d’acheter des fournitures scolaires à nos filles, ni leur payer des habits, raison pour laquelle, nous les laissons aller chercher du travail à Dakar. On est tous des pères de familles, des responsables, on est conscient des risques, mais que faire ? Il faut que l’Etat, nous aide. On est confronté au vol de bétail, au manque d’activités chez les jeunes, etc. », renseigne le chef de village de Diagle Sine.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Source : SENEWEB</strong></p>



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		<title>Sud Quotidien : Au coeur de l&#8217;esclavage moderne</title>
		<link>https://cnltp.sn/sclavage-moderne-kedougou/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[cheikh gueye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 23:24:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La traite des personnes existe bel et bien au Sénégal. Elle se manifeste sous différentes formes, notamment la prostitution, l'exploitation d'enfants à des fins mercantiles, etc. Hormis d'être réputée pour l'exploitation de l'or, Kédougou est une région où les pires formes de travail des enfants et des travailleuses du sexe...</p>
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<p class="has-large-font-size"><strong>Kédougou: prostitution, travail des enfants, traite des personnes</strong></p>



<p class="has-text-align-center has-x-large-font-size"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="800" height="600" class="wp-image-815" style="width: 100%;" src="https://cnltp.sn/wp-content/uploads/2024/10/village_or.jpg" alt="" srcset="https://cnltp.sn/wp-content/uploads/2024/10/village_or.jpg 800w, https://cnltp.sn/wp-content/uploads/2024/10/village_or-300x225.jpg 300w, https://cnltp.sn/wp-content/uploads/2024/10/village_or-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>



<p>La traite des personnes existe bel et bien au Sénégal. Elle se manifeste sous différentes formes, notamment la prostitution, l’exploitation d’enfants à des fins mercantiles, etc. Hormis d’être réputée pour l’exploitation de l’or, Kédougou est une région où les pires formes de travail des enfants et des travailleuses du sexe dans les zones d’orpaillage traditionnel sont une réalité. L’absence de l’Etat et la porosité des frontières aidant, la ruée vers l’or constitue un terreau fertile pour des réseaux bien organisés qui peuvent vivre des durs labeurs des filles et petits garçons convoyés sur les sites d’orpaillage.</p>



<p>«Je viens de Bénin City, une bourgade de Lagos (Nigéria). J’étais mariée, mais depuis la mort de mon mari, j’ai quitté mon pays en compagnie de mon petit ami pour le Mali. J’ai laissé mon copain dans ce dernier pays pour venir travailler au Sénégal. J’ai opté pour ce métier, c’est un choix personnel». C’est une prostituée nigériane qui se confie ainsi à une équipe de journalistes ayant pris part, du 06 au 12 mai 2013 à la «Caravane de sensibilisation avec les professionnels des médias sur la traite des personnes en zone aurifère (Kédougou)». Mission à l’initiative de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP) en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et élargie à des représentants de la société civile et d’Ong.</p>



<p>Dans cette partie du pays où tout ou presque est permis, la prostitution nourrit son homme, pardon le réseau qui l’entretient. «Kharakhéna, c’est un nouveau site, les gens n’ont pas encore assez d’argent. C’est pourquoi la passe est à 2000 F Cfa au moins. Il faut ‘’marchander’’. A mon arrivée au Sénégal, j’étais installée à Sambrambougou où les choses marchaient très bien, mais un incendie a ravagé notre habitation emportant tout ce que nous avions gardé comme biens», explique-t-elle.<br>Assise sur un bidon vide sous l’ombre d’une case en «&nbsp;crintins&nbsp;» couverte de paille laissant entrevoir beaucoup de choses à l’intérieur et qui lui sert d’habitation, elle répond aux questions en anglais, par l’intermédiaire d’un «traducteur local» habitué de ces zones. Réticente au départ, comme beaucoup d’autres, qui à la vue «d’intrus» (les caravaniers que nous sommes ont choisi de se cacher), elle s’essaie au jeu de questions réponses non sans difficulté. En face d’elle, sa copine, habillée d’une petite culotte assortie d’un «body» couvrant à peine le ventre. Couchée à plat-ventre sur un paillasson à l’entrée de la case, elle ne cessait de l’interrompre, en anglais bien sûr, comme si elle avait peur de quelque chose.</p>



<p><strong>Un million pour… se retrouver prostituée</strong></p>



<p>La règle, c’est la méfiance. Il est formellement interdit de parler à des étrangers, des groupes d’individus, de surcroît aux médias ou de se faire identifier, de peur des représailles du «patron caché». Il faut donc user d’astuces pour décrocher des témoignages ou «aveux». C’est ainsi que sur les conseils des responsables de la caravane et de correspondants locaux des différents organes de presse, la quinzaine de journalistes et les autres membres de la mission se scindent en petits groupes de deux ou trois personnes pour aborder séparément les prostituées. Et ça marche, mais pas à tous les coups.</p>



<p>Les échanges continuent. Même si au départ, la jeune femme a affirmé choisir le travail du sexe volontairement, elle a fini par lâcher : «Le patron vient de temps en temps récupérer son argent». Combien ? Mystère ! Une chose est sûre, c’est qu’il y a des gens tapis dans l’ombre à qui profite le travail de cette prostituée et certaines de ses camarades. Une personne ou un réseau qui vit de l’œuvre de ces travailleuses du sexe. C’est à ce niveau que l’on peut parler de traite, même si c’est en connaissance de cause ou avec «consentement» que ces dernières exercent ce boulot. A l’image de cette jeune-femme au teint clair tâché de noir (elle s’est dépigmentée) rencontrée à Kharakhéna, un nouveau site d’orpaillage situé à 90 km de Kédougou, dans le département de Saraya, elles sont des centaines voire des milliers de jeunes filles, femmes et même des mineures originaires de la sous région, particulièrement du Nigéria et du Ghana, qui n’ont de métier que de «monnayer leurs corps» au niveau des sites d’orpaillage traditionnel ou «dioura». Pis, non seulement elles sont sans aucun papier, document ou titre de voyage, parce que confisqué par les «passeurs», certaines prostituées affirment avoir payé un million francs Cfa à leurs passeurs, pour la plupart des femmes, pour venir au Sénégal.</p>



<p><strong>Risques du métier</strong><strong></strong></p>



<p>De Sambrambougou à Sabodala en passant par Samécouta, Tomboronkoto, Kharakhéna, etc., les filles de joie trouvent «leur compte» au niveau des diouras, malgré des difficultés. D’ailleurs dans cette dernière localité, un espace est aménagé juste derrière les concessions des «diouratiguis» (orpailleurs) rien qu’à elles. Il s’agit de plusieurs dizaines de cases faites de crintins ou entièrement de paille «tissée», donc un village en marge du village. C’est ici qu’elles reçoivent leur clientèle, non sans risques des fois. «Certains viennent s’attacher nos services et refusent de nous payer une fois leur libido assouvi. D’autres nous forcent à coucher avec eux sous la menace de brûler nos cases. Quand on refuse, ils mettent leur menace à exécution, réduisant en cendres tout l’argent et biens gagnés», confie une Ghanéenne. Et de poursuivre, en réponse à une question, «j’aimerais rentrer, mais je n’ai pas les moyens. Je n’ai aucun papier, tout est avec elle (ndlr-la passeuse). J’ai peur de m’enfuir, car je peux être rattrapée et tuée». Selon des sources bien au fait de la situation, il y a des réseaux bien organisés chargés du convoyage de prostituées de la sous région, notamment des Ghanéennes et Nigérianes, vers les sites d’orpaillage traditionnel.</p>



<p>Et pour ce qui est du Nigéria, c’est tout une cérémonie rituelle qui est organisée lors du départ de ces jeunes filles pour travailler sous d’autres cieux comme au Sénégal. Lors de ces manifestations aux relents mystiques, présidées par des charlatans et autres marabouts pris pour témoins, les «élues» s’engagent à rembourser le convoyeur tous les frais de déplacement. Gare à celles qui ne respecteraient pas cet «engagement cultuel». Ce qui «justifie ou donne droit aux faussaires» de les exploiter.</p>



<p><strong>« DIOURATIGUI » MINEURS</strong><br><strong>L’autre «crime»</strong></p>



<p>La traite des personnes au niveau des «diouras» ne concerne pas que les prostituées. Des milliers d’enfants travaillent ou sont utilisés dans les zones d’orpaillage. Ces mineurs, parce que malléables, descendent dans des puits dont la profondeur peut atteindre 30 mètres, manipulent des produits dangereux tels le cyanure, le mercure, des dynamites, à leurs risques et périls.</p>



<p>Début d’après-midi a Kharakhéna. Le soleil darde impitoyablement ses rayons sur la terre. Sous ce soleil de plomb le site d’orpaillage traditionnel situé à 35 km de la frontière avec le Mali grouille de monde. Va-et-vient de personnes toutes en sueur, couvertes de poussière ou de boue, pour l’essentiel, sous le vrombissement de grosses motos. La canicule n’entame en rien l’ardeur de milliers d’individus de tous âges qui s’activent dans la recherche du métal précieux.<br>Le maître mot, trouver de l’or à tout prix. Et tous les moyens aussi bien matériels qu’humains sont mis à contribution, même des enfants, pour y parvenir. Au pied de la colline, sur un vaste espace, tout le monde vaque à ses occupations. Dans ce melting-pot, le malinké, le bambara, le mandingue, le pulaar, le mossi, l’anglais où le français, sont les principales langues usitées.</p>



<p>A côté d’un attroupement, le regard candide, un petit garçon habillé d’un pantalon assorti d’un tee-shirt taché de boue ocre, attire l’attention. A. Ba vulnérable, teint clair, des sandales usées aux pieds, le ventre un peu ballonné assiste ses parents. «J’ai 7 ans. Je viens de Labé en Guinée. Je travaille ici avec mes parents. Je les aide à laver le sable aurifère. Je n’ai jamais été à l’école».</p>



<p>Non loin de là, vers ce qui sert d’abris pour les préposés à la sécurité du site, S. Sidibé, un jeune malien âgé de 16 ans. Il est à Kharakhéna depuis 8 jours (à la date du 7 mai dernier). «Je suis membre d’une équipe de trois Maliens. Nous rencontrons d’énormes difficultés qui ont pour nom le manque de nourriture et d’eau potable. Nous consommons l’eau du puits. Pour des nouveaux venus comme moi, cette eau provoque de la diarrhée, de la dysenterie et autres maux de ventre». Pis, confit-il, «il y a des cas de bilharziose. C’est à peine qu’on parvient à pisser et cela fait très mal».</p>



<p><strong>Payer au prix fort</strong></p>



<p>A l’en croire, il faut débourser au moins 500 F Cfa pour manger à sa faim. Et, pour la boisson, «il n’y a qu’une seule pompe pour alimenter tout le village et le bidon d’eau coûte 500 F Cfa à la pompe et 200 F Cfa pour l’eau de puits. Quand on n’a pas les moyens et qu’on n’est pas pris en charge, on ne peut s’en sortir. On est obligé de revendre aussitôt chaque gramme d’or trouvé pour survivre. On n’a pas le choix car avant de garder quelque chose il faut d’abord avoir le ventre plein», lance le jeune malien.<br>A son avis, des fois les gens sont obligés de creuser des puits d’un à deux mètres de profondeur pour étancher leur soif avec tout les risques que cela comporte. Non seulement les produits toxiques manipulés peuvent se retrouver dans l’eau, mais l’hygiène fait défaut. A la question de savoir s’il est allé se faire consulter dans une structure de santé, S. Sidibé répond: «celui qui n’a pas de quoi manger, comment peut-il trouver les moyens pour aller à l’hôpital, se soigner. Ici c’est chacun pour soi».</p>



<p>Alors que nous prenons congé de ces orpailleurs, un autre, lui aussi d’origine malienne nous interpelle. «Monsieur, vous êtes docteur ?» «Non ! Pourquoi cette question», lui avons-nous rétorqué. Triste, la voix tremblante, le regard fuyant, le jeune garçon lance: «Mon grand frère s’est coupé la main depuis quelque jours. La plaie s’est infectée et il souffre beaucoup. Il ne peut rien faire, moi non plus, faute de moyens. Je ne travaille plus, étant à son chevet. Je l’ai persuadé de rentrer au pays, mais il refuse encore sous prétexte qu’il est venu chercher de l’or et n’a encore rien trouvé. Donc il ne peut pas rentrer les mains vides».</p>



<p>Mais, le problème est autre. L’Inspecteur régional du Travail et de la Sécurité sociale de Kédougou, Ouseynou Diop, mis au courant, expliquera qu’en réalité ces ressortissants de pays limitrophes n’ont souvent aucun papier. C’est pourquoi, même en cas de maladie, ils n’osent pas se rendre dans une structure de santé, préférant recourir aux médicaments par terre ou traditionnels.</p>



<p>Ce que confirme un Burkinabé. «Je ne connais pas mon âge exact, je n’ai pas d’extrait de naissance, ni aucun papier. A la frontière, nous avons payé 1000 F Cfa chacun pour entrer au Sénégal. Les Sénégalais sont bons, mais au Mali, à chaque poste de contrôle, à l’entrée comme à la sortie, il faut casquer 6000 F Cfa quand on n’a pas de papier», fulmine-t-il.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Source : Ibrahima Diallo</strong></p>



<p></p>
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		<title>50 enfants retirés des sites pour l&#8217;école</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 23:24:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Kédougou, un Centre d'accueil, d'orientation et de réinsertion socioprofessionnelle accueille des mineurs à l'initiative de l'Ong la lumière. Selon Amady Boucar Thiam....</p>
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<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="308" height="315" src="https://cnltp.sn/wp-content/uploads/2024/10/enfant_orpailleur_0.jpg" alt="" class="wp-image-819" srcset="https://cnltp.sn/wp-content/uploads/2024/10/enfant_orpailleur_0.jpg 308w, https://cnltp.sn/wp-content/uploads/2024/10/enfant_orpailleur_0-293x300.jpg 293w" sizes="(max-width: 308px) 100vw, 308px" /></figure></div>


<p>A Kédougou, un Centre d&rsquo;accueil, d&rsquo;orientation et de réinsertion socioprofessionnelle accueille des mineurs à l&rsquo;initiative de l&rsquo;Ong la lumière. Selon Amady Boucar Thiam, un des responsables de l&rsquo;encadrement, en tout 14 enfants,&nbsp; soit 13 garçons qui sont tous de la région de Kédougou et une fille d&rsquo;origine malienne sont pensionnaires du centre. Ils ont fait entre 20 et 25 jours sur place.</p>



<p>Ils sont tous enregistrés dans un fichier et apprennent à travailler dans des ateliers suivant leur choix. Mais, tous les dimanches sont réservés aux activités ludiques. A l&rsquo;en croire, C&rsquo;est l&rsquo;AEMO qui délivre les certificats de garde. Certains ont leurs parents à Kédougou, et pour ces derniers, le retour en famille est facile.</p>



<p>Un pensionnaire, L. C. explique: «j&rsquo;étais dans les sites d&rsquo;orpaillage où je vendais des bidons de 20 litres d&rsquo;eau à 500 F Cfa l&rsquo;unité. J&rsquo;écoulais plus de 15 bidons par jour à l&rsquo;aide d&rsquo;un chariot. Je travaillais pour quelqu&rsquo;un moyennant 2500 F Cfa par jour. C&rsquo;est moi qui allais puiser l&rsquo;eau à la pompe pour&nbsp; la revendre au niveau des sites d&rsquo;orpaillage. Maintenant, je veux devenir soudeur et gagner beaucoup d&rsquo;argent».</p>



<p>D&rsquo;ailleurs, le projet d&rsquo;assistance directe pour le retrait et la réinsertion des enfants dans les sites d&rsquo;orpaillage de la région de Kédougou a déjà&nbsp; retiré 50 enfants de l&rsquo;extraction artisanale de l&rsquo;or. Il reste à identifier avec eux de meilleurs projets de vie, notamment le retour à l&rsquo;école.</p>



<p><strong>PLAN D&rsquo;ACTION TRIENNAL &#8211; 210 millions F Cfa pour lutter contre la traite</strong></p>



<p>Au niveau de la CEDEAO, un plan d&rsquo;action a été élaboré. Selon&nbsp; Awa Ndour de la CNLTP, lorsque la Cellule a été mise sur pied, elle a revisité ce plan d&rsquo;action qui existait déjà pour en identifier des activités prioritaires et en faire un plan d&rsquo;action triennal. C&rsquo;était en mars dernier. Le budget de ce plan d&rsquo;action triennal est de 210 millions. C&rsquo;est ce plan qui est en train d&rsquo;être déroulé sur trois ans avec l&rsquo;appui des partenaires comme le Bureau international du travail (BIT), l&rsquo;ONUDC et l&rsquo;UNICEF. Il y a également la cellule d&rsquo;appui au Millénium chalenge account (MCA) qui accompagne la cellule dans ces activités, a-t-elle souligné.</p>



<p>Et de préciser que ce plan d&rsquo;action national qui a été élaboré s&rsquo;articule autour de quatre grands axes à savoir la prévention, le renforcement de capacités, l&rsquo;assistance et la protection et le partenariat en raison du caractère transfrontalier de la traite. Et, «compte tenu du caractère transfrontalier de la traite, nous avons reçu récemment la NATIVE qui est une agence de lutte contre la traite des personnes basées en Gambie. Et nous avons prévu de travailler en partenariat avec cette agence». Le même partenariat sera noué avec des pays de la sous région. C&rsquo;est à ce titre qu&rsquo;une Commission de la Guinée-Bissau a été également reçue. Au Mali, il y a une Cellule de lutte dirigée par un magistrat, mais avec la situation d&rsquo;instabilité de ce pays elle traine les pieds. Or le projet de l&rsquo;ONUDC englobait déjà les deux pays. «C&rsquo;est un projet signé par les ministères de la Justice du Sénégal et du Mali et notre pays est en train de le dérouler à son niveau», a-t-elle rappelé.</p>
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		<title>EXPLOITATION TRADITIONNELLE D’OR A KEDOUGOU : Un fléau assis sur l’ignorance des droits des enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[cheikh gueye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Oct 2024 23:23:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les sites d’orpaillage à Kédougou, on se soucie peu du respect des droits des enfants. Un nombre pléthorique de mineurs y travaille inlassablement. La majeure partie d’entre eux ont abandonné les études pour se rendre dans les «diouras» (sites d’orpaillage) avec leurs parents. Une exploitation qui les expose à tous les dangers...</p>
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<h3 class="wp-block-heading"><em>Dans les sites d’orpaillage à Kédougou, on se soucie peu du respect des droits des enfants. Un nombre pléthorique de mineurs y travaille inlassablement. La majeure partie d’entre eux ont abandonné les études pour se rendre dans les «diouras» (sites d’orpaillage) avec leurs parents. Une exploitation qui les expose à tous les dangers.</em></h3>



<p>KEDOUGOU &#8211; La soif de l’or est la chose la mieux partagée dans les sites d’orpaillage dans la région de Kédougou. Pour la recherche du métal précieux, aucune force humaine n’est négligée, même celle des enfants. Une force d’ailleurs très prisée. Tous les jours, en début d’après-midi, c’est un soleil de plomb qui tape sur Kharakhéna, un site d’orpaillage traditionnel situé à 90 km de la ville de Kédougou. La chaleur excessive ne freine aucunement la recherche effrénée de la richesse à laquelle s’adonnent des milliers d’individus de tout âge. Sur une grande étendue, tout le monde s’active sur une seule activité. On n’accède pas facilement au trésor, il faut creuser des trous pouvant aller jusqu’à 30 mètres de profondeur. Et parmi les nombreuses difficultés, il faut une bonne condition physique. <br>De grosses pierres sont répandues ça et là sur des terres argileuses. Il faut également s’armer de vigilance pour éviter de trébucher sur les plaques de boues ou les trous déjà exploités. Ces puits partiellement fermés par des branches d’arbres présentent de nombreux dangers. Les visages en sueur et les tenues pleines de boue montrent toute la difficulté que cette chasse effrénée au trésor fait courir à tout ce monde. <br>C’est pourtant dans cet environnement hostile que des mineurs travaillent. Kharakhéna est un tout nouveau site d’orpaillage. En seulement quelques semaines, il s’est transformé en un gros village, un melting-pot où plusieurs nationalités se confondent. Les langues parlées dans ce «trésor» sont, soit le manding, le pulaar, le bambara, l’anglais où le français. Du haut d’une colline, le regard innocent, une petite fille, habillée d’un pagne et d’un tee-shirt boueux, attire l’attention du visiteur. S. C. est âgée de moins de dix ans. Frêle, les pieds nus, les cheveux jaunis par le soleil, le visage plein de sueur, la gamine confie être en compagnie de sa mère : «Je travaille avec ma mère, quand les grands creusent, il me donne une partie du sable extrait et moi je fais le lavage pour chercher de l’or». <br>Le petite S. C, qui vient de Kondo, un village qui se trouve derrière Saraya, dit n’avoir jamais fréquenté l’école française. «C’est un travail dur, mais ma mère me dit que si on trouve de l’or, on aura de l’argent». À la question de savoir si elle a déjà vu la poudre du métal précieux, elle sourit et rétorque : «Bien sûr, c’est une poudre jaune or». </p>



<p><br>M. B. B n’a, elle, que 9 ans. Même si elle a quitté tôt l’école, elle se débrouille pas mal en français. «J’ai quitté Kédougou avec mes parents qui travaillent dans les sites d’orpaillage. J’ai fait des études jusqu’à la classe de troisième primaire. Je travaille comme mécanicien de moto et je transporte aussi de l’eau. On ne donne pas d’argent, je fais l’apprenti», narre-t-il. <br><br><strong>S. D. 16 ans : «Je veux devenir très riche et être président de la République»</strong> <br>Plus ambitieux que ces camarades, S. D, 16 ans, nourrit lui de grands rêves. «Je veux devenir très riche et être président de la République», nous dit-il. Un destin auquel, il continue de croire, malgré le travail pénible qu’il fait dans ce site d’orpaillage. <br>«Je travaille avec mon père. Et je fais un peu de tout, le travail est dur pour les grands, à plus forte raison nous les petites. Et depuis qu’on est venu à Kharakhéna, on n’a pas encore trouvé d’or. On espère juste en trouver un jour, bientôt. Moi, je ne creuse pas, mais je fais le tri des cailloux qu’on extrait des puits. Et dès fois aussi, je peux entrer dans les puits», explique le jeune garçon qui renseigne que ce sont ces activités sur le site d’orpaillage qui ont mis un frein à sa carrière scolaire. «J’étais à l’école, mais c’est mon père qui m’a fait quitter l’école pour la recherche d’or», précise l’adolescent. <br>Ces jeunes, des enfants essentiellement, sont exploités dans ces mines traditionnelles d’or, souvent par leurs propres parents, en totale ignorance de tous leurs droits, dont celui à l’éducation. Le fléau gagne du terrain dans la zone aurifère de Kédougou, du fait de la soif de l’or. La ruée vers l’or fait en effet oublier à tous ceux qui évoluent dans l’orpaillage la fragilité des enfants, devenus des ouvriers, alors même qu’ils n’ont même pas encore dépassé l’âge de la puberté. <br>Il faut souligner cependant que des structures comme l’Ong «La Lumière», en partenariat avec l’Unicef, l’Office des Nations unies contre la drogue (Onudc) , le projet BIT/AECID et la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes en particulier des enfants et des femmes, mènent des activités de sensibilisation contre ce fléau. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’un Centre d’accueil, d’orientation et de réinsertion socioprofessionnelle a été créé à Kédougou. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>MOUSSA DIOP, SPECIALISTE DE LA COMMUNICATION A L’UNICEF «Il y a là un cocktail explosif de dangers auxquels il ne faut aucunement exposer les enfants»</strong></h2>



<p><br>KEDOUGOU &#8211; L’exploitation des enfants dans les sites d’orpaillage de Kédougou ne laisse pas indifférent le Fonds des Nations unis pour l’enfance (Unicef). C’est dans cette optique que Moussa Diop, spécialiste de la communication de ladite institution internationale, a souligné, à l’issue d’une visite au niveau du site d’orpaillage de Kharakhéna que : «Ce que vous avez sur ce site dépasse l’entendement. Les conditions dans lesquelles les enfants sont exploités sont complètement en contradiction avec toutes les conventions relatives à la protection de leurs droits. Il y a là un cocktail explosif de dangers, un environnement auquel il ne faut aucunement exposer les enfants. On manipule ici des produits dangereux pour extraire l’or et les conditions d’hygiène sont complément en porte-à-faux avec les recommandations en ce qui concerne la santé, non seulement des adultes, mais surtout des enfants».&nbsp;<br>Dénonçant fermement le travail des enfants, il poursuit : «Nous sommes dans un environnement où les enfants sont exposés à toutes sortes de dangers. Je veux parler des abus sexuels, de la drogue, du Vih, entre autres. La place des enfants n’est pas dans les zones d’exploitation d’or. Un enfant doit être dans un environnement où il est protégé contre tous les dangers. Nous travaillons en synergie avec d’autres institutions des Nations unies pour une meilleure protection des droits des enfants».&nbsp;</p>
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